Envie d'écrire.....

Publié le par KubrickBordel




S
i tu désire lire cet article, autant te le dire tout de suite, rien d'intéressant à l'horizon. Juste la mer, calme, qui s'étend tout du long autour de moi. L'étendue de l'eau m'entoure et m'embrasse comme si j'étais son fils, né dans la solitude, désespérement appellé à y retourner un de ces jours. Je n'aime pas parler de moi, et j'en ai pourtant besoin en ce moment. Le rocher où je me suis échoué ne me convient toujours pas, pas plus qu'il y a deux semaines. Je me sens toujours aussi seul, toujours plus seul, épié par les mouettes rieuses qui tournent au dessus de mon cadavre. Non pas que je sois mort, mais mon moral s'est presque dépouillé de toute volonté. Pas de vivre, bien sûr, surement pas au point de faire certains choix irrémédiables, mais juste assez pour me faire vaciller, douter, me bousculer dans mes positions et mon ancrage au sol. La mer se fait plus violente, plus oppréssante, menace de m'engloutir face à ma réfléxion, il faut que je batte des pieds, que je bouge mes mains, que j'avance, quel que soit le sens, quel que soit l'objectif. S'être si longtemps démené pour m'arrêter maintenant...presque inenvisageable. Alors je m'accroche aux autres, aux seuls qui peuvent encore sans doute me maintenir la tête hors de l'eau; les seuls, sans aucun doute, qui pourraient aussi m'y plonger définitivement. Je ne suis plus un rocher, peut être juste une parcelle d'iceberg à la dérive. Je suis froid, et j'ai perdu un partie de moi, et par la même occasion ma faculté de choix, de volonté et de conscience. J'ai perdu une partie de ma chaleur! Je ne suis plus un pôle où les oiseaux fatigués et abusés viennent se reposer, simplement un oiseau qui cherche un endroit où me reposer. Mes ailes ne me portent plus assez vite, assez loin, là où le soleil pourrait me réconforter. Le soleil a simplement décidé de s'éloigner. A l'horizon, pas d'autres rochers, juste moi. Moi et le gouffre au-dessous de moi. Je ne peux pas me livrer à ces rochers de ma vie. Je ne suis qu'un oiseau et je ne communique pas avec les minéraux. J'en suis juste purement incapable, comme entravé par les chaînes du langage, retenu par les voiles de la pudeur, mes sentiments sont bien trop violent pour que je puisse m'y confronter. Une seule fois, j'ai eu à le faire, et une seule fois m'a bien suffit. J'attends donc qu'un autre rocher me comprenne, qu'un rocher parle mon langage, qu'il devine ma détresse et m'invite à l'asile. J'attends désespérement, comme une bouteille lancé à la mer! Mais les oiseaux, jamais, ne lancent de bouteilles....
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O
Besoin d'une oreille amie où tu pourras te confier, te confesser... te sentir moins seul face à ce texte empli de spleen l'hymne à l'ennui d'être...
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